Tuesday, September 20, 2011

Africa filmed by women


Août 1998, page 11

fiche documentaire

UN MONDE DE COMBATS, DE RÊVES ET DE DÉSIRS

L'Afrique filmée par des femmes

[RECTIFICATIF]

LEQUERET ÉLISABETHÉLISABETH LEQUERET sur l'auteur*

DANS l'univers réputé, à tort ou à raison, misogyne du cinéma africain, des cinéastes femmes parviennent à imposer leur regard depuis une dizaine d'années. De nationalités, de formations et de milieux sociaux très différents, elles se retrouvent dans le même désir, celui de faire un cinéma passionnant et singulier. Non pas, à l'instar de leurs confrères masculins, pour "faire de l'art" mais plutôt, dans des films superbes et méconnus, pour témoigner, donner la parole aux sans-voix, rendre compte de leur propre communauté, de leurs combats, de leurs aspirations et de leur culture.

"Des femmes derrière la caméra dans les années 70? A l'époque, nous étions peu nombreuses. Il y avait quelques Antillaises, la Sénégalaise Safi Faye et moi. Mais vous savez, le cinéma n'est pas une affaire de femmes." Aujourd'hui, la phrase de Thérèse Sita Bella pourrait s'apparenter à une provocation discrète, un aimable paradoxe. Il y a vingt ans, c'était une réalité. Pendant des années, le cinéma africain a conjugué le verbe "filmer" au masculin.

Un paysage d'hommes parsemé de quelques rares figures féminines: la Camerounaise Thérèse Sita Bella, qui, en 1963, tourne Tam Tam à Paris - un court métrage de 30 minutes sur les danses traditionnelles au Cameroun. Et, surtout, Sarah Maldoror. Cette Guadeloupéenne qui reconnaît avoir fait "beaucoup plus de films pour l'Afrique que pour la Guadeloupe" réalise son premier court métrage, Monangambee, en 1970 en Algérie, puis s'attaque en Guinée-Bissau à un long métrage, Des fusils pour Banta, qui restera inachevé. Autre pionnière, la Sénégalaise Safi Faye, qui réalise, en 1972, La Passante, puis, trois ans plus tard, un long métrage, le premier réalisé par une Africaine, Lettre paysanne. "Comme j'étais la première négresse à faire des films, j'ai été connue", dit-elle aujourd'hui avec une ironie qui n'est pas dépourvue d'amertume (1).

Si, dans les années 70, Thérèse, Sarah et Safi faisaient figure d'exceptions, les années 80 ont vu l'éclosion, sur le continent africain, de toute une couvée de jeunes réalisatrices. Ainsi, lors du dernier Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), en février 1997 (2), sur les dix-neuf longs métrages de fiction en compétition, quatre étaient réalisés par des femmes. "Une proportion qu'on ne retrouve pas à Cannes", souligne Dominique Wallon, ancien directeur du Centre national de la cinématographie (CNC) et auteur en 1995 d'une étude sur le cinéma africain pour le compte de l'Union européenne. En avril 1998, le Festival du film de femmes de Créteil (Val-de-Marne), qui consacrait une rétrospective aux réalisatrices africaines, l'a confirmé: désormais, les femmes africaines tournent. Autant que les hommes, mais, contrairement à eux, avec une nette prédilection pour le documentaire.

Au travers de leurs films se dessine l'Afrique contemporaine, celle des villes et des campagnes, des bicyclettes branlantes et des Mercedes, des beaux quartiers et des bidonvilles. L'Afrique des femmes, surtout. Car leurs sujets tournent souvent, de façon directe ou non, autour des femmes, de leur condition, de leurs combats, de leurs rêves et de leurs désirs. Pour traiter de l'éternel débat tradition contre modernité, les réalisatrices se montrent beaucoup moins complexées que les hommes. Plus subtiles aussi, attentives à la recherche d'un moyen terme. "Ces films sont passionnants par la réponse qu'ils apportent à l'opposition tradition-modernité, explique Olivier Barlet, spécialiste du cinéma africain (3). Une femme qui refuse un mariage forcé refuse la tradition, mais pas au nom de la modernité. Elles sont infidèles à la tradition tout en restant fidèles à elles-mêmes." Ainsi, dans Rêves de femmes, de la Malienne Kadiatou Konaté, une sociologue explique: "Nous courons à la catastrophe si nous continuons à regarder les femmes des pays développés et que nous tentons de plaquer cela sur nos propres sociétés."

Des moments de répit ou de grâce

LA tradition, le poids du social sont souvent dénoncés au travers du mariage, catalyseur de drames innombrables. Soit directement (comme dans Mossane, de Safi Faye, où une jeune fille, amoureuse d'un étudiant mais forcée par ses parents d'épouser un barbon, finira par se suicider), soit via la recherche de la dot qui conduit l'héroïne de Kado, de l'Ivoirienne Valérie Kaboré, à quitter son village natal pour "se louer" à la ville et gagner ainsi l'argent nécessaire à son mariage.

Le divorce, la séparation, sont aussi des manières de pointer la difficulté d'être une femme indépendante en Afrique. Ainsi l'héroïne de La bataille de l'arbre sacré, contrainte de fuir un mari particulièrement brutal, ne trouvera guère de réconfort auprès des habitants de son village natal. Cette comédie de la Kényane Wanjiru Kinyanjui dénonce les difficultés de la femme seule, prise en étau entre le désir des hommes et les insultes des femmes.

Le social conduisant immanquablement à la politique, cette dernière est au coeur de la plupart de ces documentaires. Occasion de vérifier que c'est beaucoup moins par le fond (les thématiques abordées) que par la forme que se construit la spécificité du cinéma africain féminin. Car, même lorsqu'elles traitent des sujets aussi graves que la guerre, l'apartheid, les ratés de la démocratie "à l'Africaine", les réalisatrices s'attachent toujours à montrer ces moments de répit ou de grâce qui surgissent parfois des situations les plus difficiles, à traiter de la réalité avec une liberté de ton, un sens du concret et parfois un humour que bien des réalisateurs pourraient leur envier.

C'est le cas d'Anne-Laure Folly, qui, dans Les Oubliées, s'attache aux ravages de la guerre civile angolaise. Si douloureuse que soit la réalité qu'elle nous donne à voir, la réalisatrice sait aussi ménager des instants de pause, montrant comment des solidarités se tissent pour pallier la pénurie d'eau, d'électricité, comment les femmes s'organisent pour se brancher sur la parabole d'un voisin. "On sent chez Anne-Laure Folly un respect des gens qu'elle interviewe, respect qui fait parfois défaut à ses confrères masculins. L'Afrique, nous la montrons sans héros, dans son quotidien, avec ses espoirs et ses défaites", commente Sarah Maldoror.

Ce respect, cette honnêteté intellectuelle, cette volonté de montrer plus que de démontrer, on les sent dans Femmes du Niger, autre documentaire d'Anne-Laure Folly tourné lors des élections de 1993, où la réalisatrice laisse entendre des voix de tous bords. Femmes engagées politiquement, qui se plaignent de ce que "les femmes n'ont rien compris à la démocratie" ou déplorent qu'elles "ne pensent pas à constituer des partis politiques". Tandis qu'une troisième protagoniste explique qu'elle milite dans un parti parce que son frère en est membre: "Il m'a dit que ça ne devait pas sortir de la famille."

Même démarche dans My vote is my secret, où la Sud-Africaine Julie Henderson interroge des femmes en avril 1994, pendant les premières élections libres d'Afrique du Sud. Comme en réponse à la liberté de la caméra de la réalisatrice, qui s'attache plus à interroger qu'à suivre le fil d'une thèse, les femmes livrent leurs doutes. Si toutes ne sont pas politiquement d'accord, elles se retrouvent sur le même point: chercher un consensus. "On ne peut pas vivre avec quelqu'un sans lui pardonner", dit l'une, parlant du pouvoir blanc. Une autre confirme: "Même si on gagne les élections, on devra encore vivre avec ceux qui nous ont opprimées."

Dans Last Supper in Hortsley Street (1978), sa compatriote Lindy Wilson raconte le drame de centaines de familles noires obligées de quitter leur foyer, près du Cap. Elle aussi se met au service des gens qu'elle filme, les laisse parler: "J'avais la nausée d'entendre les officiels, ces gens qui s'expriment "au nom de", des hommes qui parlent au nom des femmes, des Blancs qui parlent au nom des Noirs. Je voulais permettre à ces gens qui subissaient l'histoire de parler, leur rendre la parole."

Témoigner, donner la parole aux sans-voix. Au-delà des discours officiels. C'est sans doute là que se rejoignent tous ces documentaires par ailleurs si dissemblables. "En Afrique du Sud, la réalité est tellement plus forte que tout ce qu'on peut inventer, souligne Lindy Wilson. Je ne voulais pas devenir réalisatrice. Juste enregistrer des témoignages, avant que ces familles ne soient déportées. Je ne voulais pas que les gens puissent dire après "Nous ne savions pas"." Des propos que Sarah Maldoror pourrait presque reprendre à son propre compte. Après un stage de cinéma à Moscou, elle est partie en Angola, où l'envie de saisir la caméra lui est venue "pour témoigner, parce qu'on parlait toujours du Vietnam et jamais des guerres africaines". De ce désir est né, en 1972, Sambizanga, un film sur la torture dans les prisons angolaises.

Volonté de faire connaître au monde une guerre, un conflit oublié, mais aussi de mettre en avant une culture mal connue ou sur le point de disparaître (4). Ainsi Anne-Laure Follya a réalisé son premier film, Le Gardien des femmes (1990), sur la culture vaudoue: "Je me suis aperçue du déficit d'images sur l'Afrique. Au départ, je ne l'ai pas fait pour qu'il soit diffusé. Je voulais laisser une trace d'une culture qui disparaissait. Je ne connaissais rien au cinéma. Le cameraman m'a dit: "C'est un 52." J'ai répondu: "C'est quoi, un 52?" [Rires.] Pareil pour Femmes du Niger (1993), qui s'est fait un peu par hasard. J'étais dans le pays pendant les élections, et je voyais que les femmes ne votaient pas. Alors, avec mes propres fonds, j'ai appelé partout pour avoir une équipe, en fait deux personnes, un preneur de son et un cameraman."

Parfois aussi, le désir de filmer se nourrit de la volonté de corriger une image, de se réapproprier sa propre culture, trop souvent caricaturée, que ce soit par le cinéma ou les médias du Nord (5). Tous les films de Safi Faye, documentaires ou fictions, témoignent, avec leur esthétique soignée, de cette ambition: rendre une image positive de l'Afrique. "Mon continent est catalogué continent de misère, de famine, de remous. J'essaie d'imposer d'autres images de l'Afrique. Je fais parler ceux qu'on n'a jamais écoutés, ceux qui sont concernés, les paysans, par exemple", explique la réalisatrice. Toujours la même volonté de témoigner, de parler de sa communauté: "Je ne vois pas la frontière entre le documentaire et la fiction: je ne suis capable de parler que de la société dont je suis issue."

Preuve que l'éternel dilemme entre documentaire et fiction est ici largement dépassé, tant l'essentiel, pour la plupart des réalisatrices, est moins de "faire du cinéma" que de capturer des images de l'Afrique contemporaine. Et, le cas échéant, de faire oeuvre pédagogique. "J'ai fait du cinéma pour que ma mère, qui n'est pas allée à l'école, puisse lire mes images", commente sobrement Safi Faye. Identique sont les ambitions de la Malienne Kadiatou Konaté ("le cinéma est la meilleure façon d'éduquer. Dans un pays à 80 % analphabète, c'est important pour moi de m'adresser aux gens dans leur langage quotidien") ou de la Zaïroise Monique Phoba, qui vient de terminer un documentaire sur ces infirmiers congolais auxquels, avant les indépendances, les colons refusaient le diplôme de médecin, réservé aux seuls Blancs: "Notre histoire ne nous est pas suffisamment enseignée. Filmer, c'est aussi une manière de rétablir le lien entre générations, parce qu'il ne faut pas compter sur l'Europe pour rendre compte de notre passé."

Sans doute cette volonté de témoigner, et donc d'agir sur le social, explique-t-elle en grande partie pourquoi, à la différence de leurs collègues masculins, la plupart de ces femmes sont entrées dans le cinéma par la petite porte. Un stage de scripte pour Regina Fanta Nacro, un poste de déléguée de production sur Yeelen, du Malien Souleymane Cissé, pour Kadiatou Konaté. Le milieu associatif pour les Sud-Africaines Julie Henderson et Lindy Wilson. Une formation sur le tas pour Anne-Laure Folly, juriste de métier, ainsi que pour Monique Phoba, qui était journaliste quand elle a décidé de se lancer dans le cinéma, en voyant à Bruxelles une rétrospective du cinéma africain. "Avant, les femmes s'autocensuraient. Dans les écoles de cinéma, on nous faisait comprendre que la meilleure place, pour une femme, c'était d'être scripte ou monteuse. Comme si nous avions des capacités insoupçonnées de mémoire!", ironise Regina Fanta Nacro, première femme cinéaste du Burkina.

Pourtant, passées les dernières barrières culturelles, ces réalisatrices sont unanimes à clamer haut et fort que leur vision, leur sensibilité, ne diffère en rien de celle des hommes. "Dans mon film Le Truc de Konaté, j'aurais pu traiter du sida sous l'angle des orphelins, de la lutte des ONG. Mais ce qui m'a intéressée, c'est la capote", explique Regina Fanta Nacro. Pareil pour Un certain matin, où je montre une scène d'accouchement. Il y a deux, trois ans, je me serais intéressée à la douleur de la femme, j'aurais montré son visage. Aujourd'hui, ce qui me passionne, c'est la délivrance, la façon dont le bébé sort. Or on pourrait penser a priori que c'est une vision d'homme."

Anne-Laure Folly: "Evidemment, c'est plus facile de filmer une femme quand on est une femme. Mais si chacun se cantonnait à son genre, cela voudrait dire que la moitié de l'humanité nous échapperait. D'ailleurs, il n'y a pas un regard sur le monde, il y en a six milliards!" Une manière, pour ces réalisatrices, de revendiquer un langage cinématographique individuel bien plus qu'un langage féminin. Bref, de s'affirmer en tant que cinéastes tout court, et non pas en tant que "cinéastes africaines", ou pis, "femmes cinéastes africaines".

Notes:

(1) Propos recueillis par Michel Amarger, in le catalogue du Festival des films de femmes de Créteil, 1998.

(2) Au sujet du Fespaco, lire Carlos Pardo, "Au cinéma, le temps de la reconquête", Le Monde diplomatique, mai 1995.

(3) Auteur du livre Les Cinémas d'Afrique francophone, éditions L'Harmattan, Paris, 1996.

(4) Lire Thérèse-Maris Deffontaines, "Des films pour croire en l'avenir de l'Afrique", Le Monde diplomatique, mai 1991.

(5) Lire Denise Brahimi, Cinéma d'Afrique francophone et du Maghreb, éditions Nathan, Paris, 1997.

980801MD10795

Decorating Morocco through the eyes of Fatima Alaoui Bel Hassan


Fatima Alaoui Bel Hassan is a set decorator living in Morocco. She is in charge of the set dressing on film set, which includes the furnishings, wallpaper, lighting fixtures, and many of the other objects that will be seen in the film. Fatima Alaoui is a calm girl very sure of her artistic personality.


Fatima has an international reputation working Props and set dressing, she is also provided by different departments. Props are defined as items which are handled directly by actors, and discussions that take place between set decorators and prop masters in order to check that everything is being covered.

During several years, Fatima Alaoui Bel Hassan cumulated an important experience following her presence as head decorator and costume designer in several Moroccan and foreign cinematographic and Television productions. Here are her collaborations in movies:

- Prayer of the absent by Hamid bennani ( 1991 and 1992 )

- The unknown resistance by Larbi bennani ( 1993)

- Treasures of The Atlas by Mohamed Abbazi

- Story of a Rose by Majid Rchich (1999)

- The lady in the mirror by hamid Bennani ( 2000)

- the lovers of Mogador by Souhail benbarka

- The neighbors of Abu Musa by Mohamed Abderrahman Tazi ( 2001 )

- Black Hawk Dawn vy Ridly Scot (2001)

- The boy of Tangier by Moumen Smihi (2004)

- The torments of Husssain by Mohamed Abderrahman Tazi( 2005)

- Looking for Tomorrow by Barney Platts-Mills ( 2006)

- Kharboucha by Hamid Zoughi (2007)

- Itto Titrit by Mohamed Abbazi (2007)

- Agadir Bombay by Mariam Bakir ( 2009)

- Memory of clay By Majid Rchich (2009)

In addition, Fatima Alaoui Bel Hassan was respo,sible of a several worshops and exhibitions of painting and sculpture and has participated in common art exihitions in the United States,Ukraine,Lithuania,Tunisia.

حلم علال العلاوي قريبا في المغرب


الصورة مِلك مُشترك تتقاسمه البشرية كافة لتحقيق السعادة.ومبادرتي تهدف،في أسمى مراميها،إلى تقريب فعلي ملموس،بين صانعين كبيرين للحلم،وهما هوليود وبوليود،وذلك من خلال الجمع،لليلة واحدة ممتعة،ومفعمة بالأصوات الدافئة والأضواء المتوهجة،وفوق نفس البلاتوه،نجوما سينمائية من هوليود وبوليود.."

هكذا يختصر السيد علال علاوي مشروعه الطموح،وذلك ضمن تعريف لفكرة

ثقافية سينمائية غير مسبوقة،وتتمثل في الجمع لأول مرة بعض نجوم الفن السابع الأمريكيين والهنود في مكان واحد،اختار صاحب الفكرة أن يكون المغرب،باعتبار أنه أحد البلدان التي يتمتع فيها هؤلاء النجوم بالمتابعة والاهتمام، ولديهم جمهور كبير،بالرغم من انتماء هؤلاء النجوم لحساسيتين سينمائيتين مُختلفتين،الأولى غربية والثانية شرقية،مع كل ما يُحيل عليه هذا التقسيم،من اختلافات حضارية،وثقافية واجتماعية وسياسية..إلخ،غير أن ما يجمعهم هو الفن السابع باعتبار أداته التقنية المشتركة،ألا وهي الصورة،ومضمونه المعنوي الواحد وهو الحلم.

الفكرة جديدة كل الجدة،حيث سيكون بعض نجوم هوليود الكبار جنبا إلى جنب مع نظراء لهم من بوليود،مثلا،وكما أنجز ذلك خُطاطته صاحب الفكرة،سيكون مثلا "براد بيت" إلى جانب "شاروخان" و"روبير دونيرو" إلى جانب "أميتاب باتشان" و "ميل جبسون" إلى جانب "جون أبراهام".....واللائحة طويلة ،مشوقة،وطريفة أيضا.

علال علاوي صحافي يشتغل بالشركة الوطنية للإذاعة والتلفزة،وهو خريج جامعة يوركشاير ببريطانيا،تخصص الأدب الإنجليزي،ولديه اهتمام وشغف بمتابعة التجارب السينمائية العالمية،عبر بلدان القارات الخمس،غير أنه يقف طويلا،بعين مُتذوقة وعقل مهتم ،بالتجربتين السينمائيتين الأكبر،من حيث الإنتاج الغزير،والانتشار العالمي،أمام هذين الصرحين الصناعيين الضخمين:هوليود وبوليود..ومن رحم هذا الاهتمام وُلدت لديه فكرة جمع التجربتين في زمن ومكان واحد،لأول مرة في تاريخهما.

علال علاوي مشغول هذه الأيام،كما لم يكن أبدا من قبل،بفكرته المبتكرة،التي يريدها،مُبادرة كبيرة،تنتقل أصداؤها،عبر العالم،خدمة لقيم الفن والتسامح والسلام.

ثمة أطراف حكومية وإعلامية مغربية،أبدت اهتمامها بالفكرة،والتزمت بتقديم الدعم المادي واللوجستيكي للمشروع الطموح،من بينها الشركة الوطنية للإذاعة والتلفزة،التي التزمت بتامين النقل المباشر لليلة الحفل الهوليودي البوليودي،كما أن كتابة الدولة المكلفة بالشباب والمركز السينمائي المغربي،بصدد دراسة جوانب الدعم المادي للفكرة،وبين هذا وذاك ينتقل السيد علال علاوي من هذه الجهة الرسمية إلى أخرى بدأب،لحشد العون والدعم،ليُؤكد،كما يقول،أن في المغرب واضعو أفكار مُبتكرة وليس واضعو القنابل الإرهابية فقط

حسن بوجا.

Sunday, September 18, 2011

The Talent of Maysoon Zayid


Unlike our local comedians in Moroccan, Maysoon Zayid makes money out of making fun of weird political people.She gathers money for children and handicapped in Palestine. She might be invited to Marrakech but “Essahaba” would tell her not to talk about government or tackling some touchy subjects in Morocco. So why do you invite Zayid?






The Festival was founded in 2003 by comedian Dean Obeidallah and comedienne and actress Maysoon Zayid to showcase the talents of Arab-American actors, comics, playwrights and filmmakers, and challenge as well as inspire our fellow Arab-Americans to create outstanding works of comedy. The 2004-2010 Festivals were an overwhelming success, with many nights playing to standing room only crowds, showcasing a diverse group of Arab-American comedic plays, stand up comics and short comedic films, with the participation of close to 50 Arab-American artists.

Friday, September 16, 2011

La 5ème édition du Festival international du film de femmes de Salé


5 Eme Edition Du Festival International Du Cinema de La Femme

Agadir-Bombay by Myriam Bakir


Bombay Agadir is a Moroccan film whose director is Myriam Bakir. it is about a story of Iman, a young girl of fourteen who lives in Taroudant in south of Morocco.She is bollyphile and her passion is Indian lyrics, the teenager feels misunderstood and unloved by anyone. Imane managed over time to travel to Agadir which she has always dreamed of. She is greeted by her neighbor Leila, a beautiful woman of twenty-five, who lives in the Pearl of the South and whose mother still lives in Taroudant. Fascinated by her new life in Agadir, the teenager deviates from the path and her dream becomes a nightmare.

المهرجان الدولي لفيلم المرأة بسلا -- 5


1- فيلم اجنبيتنا لسارة بويان؛ بوركينا فاسو، فرنسا.

بعد وفاة والدها، تعود آمي، التي تعيش في ضاحية مدينة باريس، إلى بوبو في بوركينافاسو، بحثا عن والدتها التي انفصلت عنها منذ سن الثامنة، فتلتقي بخالتها.

آمي محاطة بعدد من أفراد أسرتها بشكل مطمئن و مضجر في نفس الوقت، تتيه آمي في المدينة التي لا تعثر فيها عن أي مؤشر.

مريم ، بوركينابية تبلغ 45 سنة، عاملة نظافة تعيش في باريس ويحذوها أمل العثور على ابنتها. التقت مؤخرا بإيستر، مسؤولة في الشركة التي تعمل بها، فتكونت علاقة حميمية بين المرأتين.

2- فيلم فتاة سلوفينية لداميان كوزول؛ سلوفينيا، ألمانيا.

ألكساندرا، طالبة تبلغ من العمر 23 سنة تدرس اللغة الإنجليزية في العاصمة السلوفينية ليوبليانا. من والدين منفصلين.

تحتقر ألكساندرا والدتها التي غادرت المنزل، وتكن في مقابل ذلك كثيرا من الود لوالدها، مغني الروك العجوز. تعيش ألكساندرا حياة مزدوجة، فهي عاهرة تضطر لذلك لتتمكن من مواجهة متطلبات الحياة من خلال الإعلانات الصغيرة تحت اسم "فتاة سلوفينية"

ببرودتها ومكرها، تعتقد أنه من السهل أن تنفصل عن واقعها، لكن سرعان ما ستكون في مواجهة الحقيقة، تحت تهديد وسيطها وضرورة أداء ما في ذمتها من قروض.

3- فيلم دوار لبوي طاك شيون، فيتنام، فرنسا.

دويان وكام إمرأتان تطبع علاقتهما الكثير من التعقد، تتزوج دويان من سائق سيارة أجرة دون أن تدرك المشاعر العميقة التي تكنها لها كام.

تخفي كام حبها وغيرتها وتدفع فجأة بدويان في أحضان رجل جذاب له عدة تجارب، برفقته تكتشف دويان أنوثتها لأول مرة، التي كبحتها قيود الأخلاق التقليدية.

4- فيلم شتاء العظام لديبرا كرانيك، الولايات المتحدة الأمريكية.

تبلغ ري دوللي من العمر 17 عاما و تعيش في غابة الأوزارك رفقة شقيقها وشقيقتها التي تتولى رعايتها . يختفي والدها دون أن يترك أثرا بمجرد مغادرته السجن، فتضطر للمضي بحثا عنه حتى لا تفقد منزل الأسرة الذي تتخذه ضمانة لها.

تواجه ري صمت أولئك الذين يسكنون غابات ولاية ميسوري. دون أن يشغل بالها سوى فكرة واحدة: إنقاذ عائلتها مهما كلفها الأمر.

5- فيلم لو لبليندا شايكو، استراليا.

بمجرد أن خرج والد لو من حياتها، يتسبب جدها دويل في اندلاع فوضى في المنزل الذي تقطن فيه رفقة والدتها وشقيقتيها.

فالجد يعاني من مرض الزهايمر، ويعامل لو على أنها زوجته. بدخولها في هذا الموقف الساخر، تعتقد لو أنه بإمكانها استخدام دويل ضد والدتها. ودون أن يكون ذلك منتظرا، تكتشف ماذا يعني أن تكون محبوبة.

6- فيلم " ستة، سبعة، ثمانية" لمحمد دياب، مصر.

يظهر 678 الجانب المرير والخفي لمصر من خلال قصة مؤثرة عن ثلاث نساء وبحثهن عن العدالة في مواجهة الاعتداءات الجنسية التي يقعن ضحيتها كل يوم في خط الحافلة رقم 678 بمدينة القاهرة.

7- فيلم هيئة المناطق لأليس روهرواشر، إيطاليا، فرنسا، سويسرا.

مارتا، 13 عاما، تناضل من أجل التأقلم مع أجواء جنوب ايطاليا بعد عشر سنوات أمضتها في سويسرا. في حالة صعبة،

تلاحظ بعينيها المشرقتين المدينة، وتولي كامل الاهتمام للأصوات والروائح، لكنها ما زالت تشعر وكأنها غريبة. تحاول مارتا تأكيد ذاتها وتعلم مبادئ المسيحية ومواجهة المجتمع الكاثوليكي المحلي. تتخذ قرارا شجاعا بحلق شعرها وتبدأ للمرة الاولى منذ عودتها الى ايطاليا في بناء حياتها.

8- فيلم 17 فتاة لدلفين ومورييل كولان، فرنسا

في بلدة صغيرة تطل على المحيط ، تتخذ سبعة عشر فتاة من نفس المدرسة الثانوية قرارا غير متوقع. لماذا كان هذا خيارهن؟ ما قصدهن من وراء ذلك؟
قرار أثار استغراب الجميع كبارا وصغارا. رغم ذلك، فالفتيات على قناعة بأن الأمور ستتغير.

9- فيلم الغرفة الصغيرة لستيفاني شيا وفيرونيك رايمون، سويسرا.

إنها قصة حميمية، قصة إدموند الذي فقد الكثير من قوته لكنه يتصارع من أجل استقلاليته، برفضه فكرة ولوج بيت العجزة،

وبرفض رعاية روز ، التي قدمت لرعايته كممرضة في المنزل. العجوز يقاوم، والمرأة الشابة تعانده، فهي تعرف جيدا ما ينتاب قلب المرء عندما يضطر لقبول ما لا يمكن قبوله. لكن قلبه هو ليس معافى تماما، وتدهور حالته الصحية يجبره على قبول مساعدة روز...

10- فيلم "عندما نرحل" لفيو ألداك، ألمانيا.

أوماي امرأة شابة من أصل ألماني، تضطر لمغادرة إسطنبول رفقة ابنها من أجل حمايته من بطش زوجها العنيف وتقرر العودة للعيش وسط عائلتها في برلين، لكن أفراد أسرتها لم يلقوها بالترحاب الذي كانت تنتظره منهم فالأعراف أقوى من أن تتجاوز. مما يجعلهم ممزقين بين الحب الذي يكنونه لها وقيم مجتمعهم.

أمام هذا الوضع، تجد أوماي نفسها مجبرة مرة أخرى على مغادرة من تحبهم تجنبا للانتقام وألا تكون مصدر العار والخزي لهم.

11- فيلم لورد" لجيسيكا هاوزنر ، النمسا وفرنسا.

منذ ولادتها وكريستين على كرسي متحرك.

للخروج من عزلتها تقرر الرحيل إلى لورد. بما يشبه المعجزة تستيقظ في صباح أحد الأيام معافاة، لتصبح محط اهتمام زعيم مجموعة من الحجاج، جذاب في منتصف العمر ومتطوع من فرسان مالطة.

تحاول كريستين التمسك بهذه الفرصة الجديدة التي قد تكون سبب سعادتها...

12- فيلم "" أكادير بومباي " لمريم بكير ممثلة المغرب في المسابقة.

تعيش إيمان، 14سنة بتارودانت، مدينة صغيرة جنوب المغرب، وتعشق بجنون الأفلام الهندية.

يدفعها شعورها بالملل لتحلم بالعيش في مدينة أكادير السياحية التي لا تبعد كثيرا عن مدينتها.

بفضل جارتها، الجميلة ليلى، 25 سنة، التي تعيش بأكادير وتحل بتارودانت من وقت لآخر لزيارة والدتها، ستتمكن إيمان في النهاية من الذهاب إلى مدينة أحلامها.

تسحر المدينة الفاتنة الصغيرة، لكن الحلم يبقى قصير المدى إذ تتأرجح رحلتها عبر واقع قاس غير متوقع سيغير وجهة نظرها نحو العالم من حولها.

للإشارة، سيكون فيلم الافتتاح هو "عين النسا" لرادو ميهايلينو، وسيعرف المهرجان أنشطة مثل تكوين في السيناريو وندوة حول السينما الأفريقية جنوب الصحراء وتوقيع كتاب "المرأة الفنانة في العالم العربي" للمؤلفة غيثة بلخياط، والإعلان عن إطلاق مجلة "سينيماك".

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Tuesday, September 13, 2011

Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger Jury 2011

Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger

Monday, September 12, 2011

Le Jury de la 9ème édition de Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger Le Centre Cinématographique Marocain organise la 9ème édition du Fe











Allal El Alaoui

/ Raouf Sabbahi



La SNRT sera représentée par les Enfants du soleil d'Allal El Alaoui et coup de ciseaux de Raouf Sabbahi



Le Jury de la 9ème édition de Festival du Court

Métrage Méditerranéen de Tanger

Le Centre Cinématographique Marocain organise la 9ème édition du Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger qui aura lieu du 03 au 08 octobre 2011.

Le jury de cette édition sera présidé par Monsieur Mohammed Bakrim, critique marocain de cinéma, qui sera accompagné des membres suivants :

- Madame Mina Chouikh, productrice- réalisatrice (Algérie) ;

- Madame Vicky Habib, Journaliste et critique de cinéma (Liban) ;

- Madame Saadia Ladib, comédienne (Maroc);

- Monsieur Emmanuel Prevost, producteur ( France);

- Monsieur Kitia Touré, réalisateur (Côte d’Ivoire) ;

- Monsieur Jamal Belmejdoub, réalisateur (Maroc).

Ce jury départagera les films de la compétition officielle du festival et décernera quatre prix à savoir :

· Le Grand prix ;

· le prix du jury ;

· le prix de la réalisation ;

· le prix du meilleur scénario.

Un prix dénommé « prix de jeunes » sera décerné par les étudiants réalisateurs participant au festival dans le cadre d’une séance dédiée spécialement aux films des écoles.

Vont concourir pour ce palmarès 55 films de court métrage produits entre 2010 et 2011représentants 20 pays méditerranéens.

Le Jury de la 9ème édition de Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger Le Centre Cinématographique Marocain organise la 9ème édition du Fe





allal el alaoui Raouf Sabbahi



SNRT sera representé par les Enfants du soleil d'Allal El Alaoui et coup de ciseaux de Raouf Sabbahi



Le Jury de la 9ème édition de Festival du Court

Métrage Méditerranéen de Tanger

Le Centre Cinématographique Marocain organise la 9ème édition du Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger qui aura lieu du 03 au 08 octobre 2011.

Le jury de cette édition sera présidé par Monsieur Mohammed Bakrim, critique marocain de cinéma, qui sera accompagné des membres suivants :

- Madame Mina Chouikh, productrice- réalisatrice (Algérie) ;

- Madame Vicky Habib, Journaliste et critique de cinéma (Liban) ;

- Madame Saadia Ladib, comédienne (Maroc);

- Monsieur Emmanuel Prevost, producteur ( France);

- Monsieur Kitia Touré, réalisateur (Côte d’Ivoire) ;

- Monsieur Jamal Belmejdoub, réalisateur (Maroc).

Ce jury départagera les films de la compétition officielle du festival et décernera quatre prix à savoir :

· Le Grand prix ;

· le prix du jury ;

· le prix de la réalisation ;

· le prix du meilleur scénario.

Un prix dénommé « prix de jeunes » sera décerné par les étudiants réalisateurs participant au festival dans le cadre d’une séance dédiée spécialement aux films des écoles.

Vont concourir pour ce palmarès 55 films de court métrage produits entre 2010 et 2011représentants 20 pays méditerranéens.

Friday, September 09, 2011

Larby par Driss Mrini


Formation

1968-1969 : Baccalauréat lettres moderns.

1969-1970 : Etude en sciences poltiques (Université Mohamed 5 à Rabat)

1970-1975 : Fraduate en communication visuelle (Université de Hambourg).

EXPERIENCCE PROFESIONNLLE

1972à1973 : Collaborateur au Journal quotidien « Die Ziet » -Allemagne Fédérale.

1973 à 1975 : Collaborateur à la TV Allemande N.D.R

1975-1999 : Producteur – Réalisateur à la Télévision Marocaine.

1999 à 2002 : Directeur de la production à la RTM.

2003 à 2004 : conseiller du Ministre de la Communication.

2005 à 2010 : Directeur de la chaine satellitaire « Al Maghribiya »

2010 à …. : Directeur Général de la société Intaj.com

Note d’intention

Depuis la réalisation, en 1985, de l’émission Watika consacrée à Larbi Ben Barek, le sujet de cette Perle Noire/ Perla Negra /الجوهرة السوداء s’est imposé de lui même. Trois pistes, soulignées ci-après, alimentent cette focalisation autour de notre héros :

Des compléments d’informations sur Larbi Ben Barek, et sur son contexte historique, apportent des éclairages qui ne cessent de rendre le projet du film de plus en plus crédible, attractif. En effet comment échapper aux charmes de Larbi Ben Barek après l’avoir approché de près?

Le phénomène sportif, devenu de nos jours repère sociétal, spectacle trans-générationnel, ne peut que légitimer, en effet, le couple cinéma/ sport

A la mort de Larbi Ben Barek, en 1992, et à l’occasion de la présentation de chaque candidature marocaine pour l’organisation du Mondial du Foot-ball, le rappel de la mémoire de la Perla Negra devient un appel à la production d’une œuvre filmographique de référence sur les ressorts et les coulisses de ses exploits. La mémoire n’est- elle pas le terrain de choix pour le 7èm Art ?

Ce devoir de mémoire nous interpelle donc tous. Chacun dans son domaine ou dans ses préoccupations subjectives.

En restituant aux marocains, mais aussi aux français et aux espagnols, l’image d’une de leurs icônes, il s’agira aussi d’œuvrer pour le développement d’un cinéma qui ne tourne pas le dos aux destins exceptionnels de certaines des personnalités les plus représentatives du Maroc profond.

En réalisant mon long métrage "Bamou" (1983), histoire d’une épopée méconnue de la Résistance Marocaine, en dirigeant la Production Nationale de la TVM au début de ce XXI siècle et, en réalisant l’émission Naghmawatay, consacrée exclusivement à l’authenticité marocaine, le même objectif est mis en relief : mettre en image et valoriser notre patrimoine commun afin que les générations futures s’enracinent mieux dans leur propre environnement.

A l’heure où se multiplient les appels pour le patriotisme économique, le journalisme citoyen ou l’exception culturelle (face à la mondialisation rampante) n’est –il pas opportun que le devoir de mémoire prenne sa place dans le panorama du cinéma marocain ?

Technique de conception du film:

Le film «la Perle Noire» présente des faits historiques sans conteste. Ils sont scénarisés à partir de la fusion de deux structures temporelles:

A- Le temps horizontal diachronique: C’est un temps linéaire s’étendant à travers une courte période ne dépassant pas 4 jours. Un petit circuit fixé autour de quatre points : une grande porte bien définie, celle du stade ; le café des retrouvailles avec ses amis ; le domicile de Larbi Ben Barek et enfin, le club USM. Pôles de fixation, ils interpellent les liens du passé glorieux pour les restituer au présent médiocre. Par conséquent, à travers cette approche la technique de la structure temporelle est utilisée ici sur le plan de la narration filmique.

B - Le temps vertical synchronique: « Flux du courant de la conscience », une technique où le temps se chevauchant pour dessiner des lignes de croisement entre le passé et le présent d’une part et le « maintenant, ici, nous » d’autre part, permet de se baser sur le flash back.

C’est ainsi que par le biais de ce processus, sont ressuscités les actions et les faits dramatiques les plus importants, qui représentent dans leur ensemble le contexte structurel général du film. Le temps vertical s’étend ainsi de l’enfance (années 20) à la période de la maturité (années 40- 50).

Cet effet de croisement temporel se trouve manifestement apparent au niveau de l’usage de scènes de jeux à travers deux niveaux:

* le niveau du jeu du football (thème dominant du film), construit sur la présentation des prestations de Larbi Ben Barek mais également de ses compagnons de sports Marcel Cerdan, le boxeur, Hassan Ben Mekki le foot-balleur, etc...

* le niveau du jeu des « dames», une adaptation marocaine du jeu des échecs. Ce contenu marocain et le mode filmgraphique choisi utilisés selon une nouvelle imagerie, où les pions du jeu des dames deviennent des joueurs d’un terrain de foot- ball. On poursuit, de ce fait, le rêve de championnat, et le parcours de la vie. Ainsi se dégage la continuité du récit puisqu’ à l’évidence, pour nos personnages, de l’enfance fougueuse à la triste retraite, le jeu, se transforme, mais ne disparaît jamais.


Synopsis:

«La Perle Noire», récit autobiograghique de personnages et d’événements de la fin d’une époque (années 1930-1950) celle du protectorat français et de la montée en flèche de champions sportifs, comme Larbi Ben Barek, qui sont aujourd’hui encore d’une actualité saisissante. Elle se présente, ainsi, sous l’éclairage de deux angles:

*Le premier angle nous fait découvrir les traits de caractère de Larbi Ben Barek et ses victoires qui sont aussi celles du football mondial à travers ses matchs avec l’Olympique de Marseille ou l’Athlético de Madrid.

Poussé à vivre en tant que marocain, sa passion sportive dans l’exil, puis dans la solitude, Larbi Ben Barek, cet homme noir, venu de Tata au sud du Maroc, et qui devient peu à peu « la Perle Noire » en France et la « Perla Negra » en Espagne, est au sommet de sa gloire, et pour l’éternité, laisse transparaître, l’autre versant de sa personnalité : sa vie privée.

*le second angle, plus intimiste, correspond aux aspects les plus attachants de l’homme, grâce à son propre système de défense il parvenait à contrer tous les coups de la fatalité. Son sentiment religieux profond, son patriotisme assumé et l’amour de son épouse française lui permettent de se retrouver en paix avec lui-même

Foncièrement attaché, à celle-ci, il a vécu le bonheur des gens simples même si la vie ne lui fait pas de cadeaux. De Paris à Madrid, il fait tout pour supporter la vie de "l’étranger", sans jamais se renier, ni profiter des opportunités qui s’offrent sans cesse à lui, joueur hors du commun. Il a souffert aux lendemains d’une carrière foisonnante, de la solitude, de la maladie de son fils et de bien d’autres misères. Mais il a toujours su trouver en lui même une grande consolation ancrée dans ses sentiments religieux, patriotique et civique.

Ce champion, si extraordinaire et si simple à la fois, cultive avec beaucoup de dignité et jusqu'à son dernier souffle, la générosité, l’amitié, l’amour, la simplicité. Il a assumé, en bon croyant, en bon mari et en bon père, le match de sa vie comme il a joué, en génial professionnel, les matchs de foot-ball qu’il a livré et qu’il a fait gagner (aux autres).

En fait, bien que « la Perle Noire » présente un voyage dans le temps à travers les péripéties d’un foot-balleur d’exception, il s’agit aussi de découvrir un monde en mutation, où s’entrecroisent destins personnels et enjeux quasi-planétaires. Des leçons peuvent être tirées de la vie de cette star qui a fait oublier aux français et aux espagnols leurs propres champions ; sans perdre une once de sa propre âme et de sa nature espiègle.

Aujourd’hui encore (et demain aussi) qui peut dire qui est Larbi Ben Barek? Perle Noire ? Perla Negra ? Ou le 1er Champion Marocain ? Un précurseur du mariage mixte ? Un Tataoui- Casaoui surmontant les obstacles de la misère, passant par les marches de l’honneur, se retrouvant, à la fin, seul et pauvre ?

La double démarche (vie publique/ vie privée) s’inscrit dans le parcours d’un homme d’exception qui se joue des frontières et des limites mais ne joue jamais ses propres ancrages identitaires. la Perle Noire c’est l’interface indélébile de Larbi Ben Barek.

Pour accorder à Larbi Ben Barek la place qu’il mérite dans notre imaginaire, nous sommes invité à nous interroger sur les responsabilités des pouvoirs concernés et des publics avertis dans l’épanouissement comme dans la décrépitude de nos champions, ces incontournables repères de notre mémoire collective.

A l’heure des mutations du football, mais aussi de toute la société, Larbi Ben Barek, qui a joué pieds nus par pure passion, a encore des messages à nous transmettre.



« larbie » fiction inspirée de la vie du grand footballeur Haj Larbi benbarek.le film « raconte »merveilleusement ce personnage hors du commun à travers, d’une part, le footballeur ayant surpassé tous ceux qui se sont mesurés à lui et, d’autres part ; l’homme qui assume son destin avec foi et dignité.

voilà d’abord Larbi, fils du peuple qui grandit dans un quartier populaire, habité dès son jeune âge ;, par le football. Il s’y investit passionnément, avec la rage de réussir ; d’atteindre les sommets. Il travaille profondément son corps pour en tirer le meilleur, son intelligence, son sens de l’observation et sa persévérance font le reste. Le succès et le prestige sont vite au rendez-vous :Olympique de Marseille, Equipe nationale de France,Athlético de Madrid, etc..Un surtitre résume le tout « La perle Noire ».

Avant, pendant et après cette formidable et généreuse carrière entre les années 30 et 50,c’est Larbi l’homme, qui croit ,qui aime, qui partage ,qui souffre..

Mais larbi le croyant, s’accroche aux valeurs sures : l’amour de sa patrie, la loyauté vis-à-vis de sa famille et ses enfants. Il est affectueux et serein, en paix avec lui-meme.Au terme d’une carrière prestigieuse, il affronte, avec courage et dignité, de terribles épreuves : la perte de ses deux femmes, de ses trois enfants, la maladie de son fils, sa propre maladie et…la mort dans la solitude.